Famille du lapin : classification et vocabulaire à connaître

La famille du lapin peut s’entendre de deux façons. Sur le plan zoologique, le lapin appartient à l’ordre des Lagomorphes et à la famille des Léporidés, aux côtés du lièvre. Sur le plan du vocabulaire, sa famille se compose du lapin (le mâle), de la lapine (la femelle) et du lapereau (leur petit). Ce guide fait le point sur ces deux aspects, en expliquant pourquoi le lapin n’est pas un rongeur et quel est le lien entre le lapin de garenne et le lapin domestique.
Le lapin appartient aux Léporidés, dans l’ordre des Lagomorphes
Le lapin se classe dans l’ordre des Lagomorphes, un groupe de mammifères distinct de celui des rongeurs. Au sein de cet ordre, il appartient plus précisément à la famille des Léporidés, qui regroupe l’ensemble des espèces de lapins et de lièvres présentes dans le monde. Cette famille compte de nombreux genres, dont Oryctolagus, celui du lapin de garenne, mais aussi Lepus, celui des lièvres.
Un mini-arbre simple permet de visualiser cette classification : l’ordre Lagomorpha se divise en deux familles, les Léporidés (lapins et lièvres) et les Ochotonidés (pikas). Comprendre cette organisation évite les confusions fréquentes entre ces différentes espèces, souvent regroupées à tort sous une même appellation générique.
Cette classification n’est pas qu’une curiosité scientifique : elle éclaire directement le vocabulaire employé au quotidien. Parler de la « famille du lapin » revient donc à évoquer aussi bien son classement zoologique parmi les Léporidés que le petit groupe familial composé du mâle, de la femelle et de leurs petits, deux notions qui se répondent sans jamais se contredire.
Pourquoi le lapin n’est pas un rongeur
Une confusion très répandue consiste à classer le lapin parmi les rongeurs, en raison de sa morphologie et de son régime alimentaire proche de certaines espèces comme le lièvre. Il s’agit pourtant d’une erreur : le lapin est un lagomorphe, un ordre bien distinct de celui des rongeurs (Rodentia).
La différence tient notamment à la dentition. Les rongeurs ne possèdent qu’une seule paire d’incisives supérieures, tandis que les lagomorphes en ont deux paires : une paire principale bien visible, et une seconde paire plus petite située juste derrière. Cette particularité anatomique, appelée diastème caractéristique des lagomorphes, suffit à elle seule à distinguer un lapin de tout rongeur, malgré des habitudes alimentaires parfois similaires comme le grignotage de végétaux.
Lièvre et pika, deux cousins à ne pas confondre avec le lapin
Le lièvre appartient lui aussi à la famille des Léporidés, ce qui en fait un proche parent du lapin, mais les deux animaux correspondent à des genres et des espèces différents. Le lièvre se distingue notamment par une taille plus grande, des pattes arrière plus longues adaptées à la course, et un mode de vie généralement plus solitaire que celui du lapin. Contrairement au lapin, le lièvre ne creuse pas de terrier et ses petits naissent déjà couverts de poils et capables de se déplacer rapidement après la naissance.
Le pika, quant à lui, est également un lagomorphe, mais il appartient à une famille distincte, celle des Ochotonidés. De petite taille et aux oreilles courtes et arrondies, le pika se différencie nettement du lapin par sa morphologie et son habitat, souvent montagneux. Il partage toutefois avec le lapin et le lièvre la même particularité dentaire propre aux lagomorphes.
Le lapin de garenne, ancêtre du lapin domestique
Le lapin de garenne, dont le nom scientifique est Oryctolagus cuniculus, occupe une place particulière au sein des Léporidés : il s’agit de l’espèce sauvage à l’origine de tous les lapins domestiques actuels. Originaire principalement de la péninsule ibérique, cette espèce a progressivement été domestiquée puis sélectionnée au fil des siècles pour donner naissance aux nombreuses races de lapins domestiques que l’on connaît aujourd’hui.
Cette origine commune explique pourquoi le lapin domestique conserve de nombreux traits comportementaux et physiologiques proches de ceux du lapin de garenne, notamment son mode de vie fouisseur et sa tendance à creuser des terriers lorsqu’il en a la possibilité, un comportement rarement observé chez le lièvre.
Le lapin de garenne reste par ailleurs une espèce sauvage à part entière, présente dans de nombreuses régions de France, où elle vit en colonies organisées autour de vastes réseaux de terriers appelés garennes. Cette vie sociale en groupe, hérité par le lapin domestique dans une certaine mesure, contraste nettement avec le mode de vie plus solitaire du lièvre, qui ne partage ni terrier ni organisation collective comparable.
Lapin, lapine et lapereau : le vocabulaire de la famille
Au sens du vocabulaire courant, la famille du lapin se compose de trois termes bien précis. Le lapin désigne le mâle adulte, la lapine désigne la femelle adulte, et le lapereau désigne le petit, du nouveau-né jusqu’au sevrage. Ce vocabulaire s’applique aussi bien au lapin domestique qu’au lapin de garenne, bien que son usage soit surtout courant pour les espèces élevées ou observées de près.
Ce trio lexical simple permet de désigner précisément chaque individu selon son sexe et son âge, un repère utile aussi bien pour les propriétaires de lapins domestiques que pour les naturalistes qui étudient les populations de lapins de garenne dans leur milieu naturel.
Classification comparée : lapin, lièvre et pika
| Critère | Lapin | Lièvre | Pika |
|---|---|---|---|
| Famille | Léporidés | Léporidés | Ochotonidés |
| Mode de vie | Terrier, groupe | Solitaire, pas de terrier | Milieux rocheux |
| Petits à la naissance | Nus, aveugles | Poilus, mobiles | Nus, aveugles |
Comprendre la classification du lapin en un coup d’œil
La famille du lapin se lit donc à deux niveaux complémentaires. Zoologiquement, il appartient aux Léporidés au sein des Lagomorphes, un ordre bien distinct de celui des rongeurs, aux côtés du lièvre, tandis que le pika occupe une famille voisine, les Ochotonidés. Sur le plan du vocabulaire, la famille se résume simplement au lapin, à la lapine et au lapereau, trois termes hérités directement du lapin de garenne, ancêtre sauvage de tous les lapins domestiques actuels.
